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Compétences médiatiques

Éducation aux médias : un défi pour l’école

Dans notre société de l’information numérique, savoir utiliser les médias est tout aussi important qu’apprendre à lire, à écrire et à calculer. L’éducation aux médias ou l’utilisation des MITIC (Médias, Images, Technologies de l’Information et de la Communication) fait donc désormais partie des tâches que l’école doit impérativement remplir. Cela signifie que les enseignants et les directions scolaires doivent se pencher activement sur la question : comment se servir efficacement des MITIC en classe, et quelles possibilités ces outils offrent-ils ? Comment adapter en conséquence le rôle de l’enseignant ? Quels sont les risques à prendre en compte, et comment faut-il réagir en cas de crise ? Répondre à ces questions permet d’intégrer les médias numériques dans l’enseignement et d’en discuter.

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54%
des parents souhaitent que l’école apprenne aux élèves à utiliser Internet de manière sûre (EU Kids Online 2013).
80%
des jeunes de 12 à 19 ans jugent important pour leur réussite scolaire d'avoir des ordinateurs et un accès à Internet à la maison (étude JIM 2013).
90%
des professions vont nécessiter ou nécessitent déjà des compétences numériques (IAB Discussion Paper « EU 4.0 – Die Debatte zu Digitalisierung und Arbeitsmarkt in Europa, 2016 »)
 
 
 

Bon à savoir

 
 

L’éducation aux médias à l’école

Si l'école veut aider l'enfant à utiliser les MITIC, elle doit donner la possibilité aux élèves d'utiliser les outils et les médias numériques. Ces expériences guidées leur permettront de se fortifier. Utilisés habilement, les outils numériques peuvent décharger l'enseignant. De plus, les exercices pratiques offrent un bon point de départ pour mener une discussion approfondie sur les médias numériques.

Si pendant un cours surgit, par exemple, une question sur les conifères indigènes, les outils numériques permettront de rassembler rapidement des informations et des images pour la prochaine leçon. Les élèves peuvent aussi effectuer eux-mêmes la recherche, avec toutes les questions que cela soulève :

  • Quel moteur de recherche utiliser ?
  • Comment faire lorsque notre requête aboutit à plus d'un million de résultats ?
  • Lesquels sélectionner, et comment ?
  • Pouvons-nous simplement copier et utiliser les images ?

Répondre à ces questions crée un pont entre l'éducation aux médias et l'usage des MITIC au quotidien. Il est judicieux de mettre en lien l'acquisition de compétences médiatiques avec le développement de compétences essentielles aux élèves. Savoir répondre aux exigences du monde réel permet aussi de se repérer plus facilement dans le monde virtuel.

 

L’école face à de nouvelles tâches et à de nouveaux objectifs de formation

L'importance croissante des médias numériques implique nombre de nouvelles tâches pour l'école :

  • Perspective écosystémique : les expériences faites avec les médias en dehors de l'école devraient être utilisées comme des ressources et intégrées dans l'enseignement. La gestion des médias et la réflexion sur sa propre utilisation et sur sa participation au monde numérique permet d'aider les élèves à utiliser ces outils de manière responsable, tout en contribuant au développement de leur personnalité et de leur identité culturelle.
  • Perspective professionnelle : les élèves doivent être capables d'utiliser les MITIC de manière sensée au terme de l'école obligatoire en vue d'entamer un apprentissage ou des études supérieures.
  • Perspective éducative : la capacité à s'orienter dans une offre foisonnante et à s'approprier de nouvelles connaissances aide les élèves à se retrouver dans le flux des informations et à maîtriser les changements techniques.
  • Perspective pédagogique : dans les écoles, les MITIC doivent être utilisés en tant que matériel pédagogique et outils d'apprentissage, de manière adaptée à la situation et au niveau de chacun.

 

Au quotidien, cela signifie que l'école doit familiariser les enfants avec trois aspects :

  • Comprendre les médias et les utiliser de manière responsable, connaître ses droits et pouvoir évaluer les risques. Exemple : des élèves de 9P comparent leurs habitudes d'utilisateur, répertorient leurs applications préférées et discutent en groupes des avantages et des inconvénients de la joignabilité permanente. 
  • Comprendre les bases de l'informatique et savoir résoudre les problèmes. Exemple : une classe de 4P observe un robot au sol pouvant être programmé et piloté au moyen de sept commandes (avancer, reculer, gauche, droite, démarrer, pause, arrêter). Comment le programmer pour qu'il passe sous le pont fait de briques de construction ?
  • Acquérir des compétences d'utilisateur. Exemple : une classe de 7P documente une semaine thématique dans un blog, sur lequel les élèves rédigent des textes, postent des photos et commentent les contributions de leurs camarades.
 

Défis pour les enseignants

Les enseignants doivent désormais tenir compte du fait que leurs élèves appartiennent à une autre génération numérique qu'eux et qu'ils ont une utilisation des médias et des appareils numériques différente de la leur. Ils devraient donc intégrer ces connaissances antérieures et les compétences des enfants et des jeunes dans leur enseignement. Dès lors, leur rôle et leurs tâches sont profondément modifiés : ils ne doivent plus avant tout transmettre des connaissances, mais ils sont appelés à accompagner les élèves dans leur processus d'apprentissage. Ces évolutions demandent du courage de la part des enseignants. Ils doivent, d'une part, être prêts à développer une autre compréhension de l'enseignement, tout en impliquant leurs élèves en tant qu'experts dans certaines activités.

D'autre part, pour pouvoir transmettre des compétences médiatiques à leurs élèves, les enseignants doivent eux-mêmes posséder les aptitudes suivantes :

  • compétences médiatiques et connaissances techniques suffisantes ;
  • compétences en pédagogie des médias, méthodologie et didactique ;
  • connaissances générales relatives au contexte médiatique dans lequel évoluent leurs élèves ;
  • connaissances relatives à la thématique MITIC inscrite dans le plan d'études ;
  • volonté de croiser les compétences de différents domaines et de s'adapter à l'évolution des outils et médias numériques ; connaissances sur la manière d'agir en cas d'utilisation abusive des médias.
 
 
 

Potentiels pour l’enseignement et le développement scolaire

 

Potentiel pour l’enseignement

Transmission des compétences médiatiques adaptée à chaque niveau scolaire 

  • Cycle élémentaire (1-4P)

Avec leurs commandes tactiles intuitives, leur faible poids et leur caméra intégrée, les tablettes représentent une excellente porte d'entrée dans l'univers des outils et des médias numériques. Elles permettent très vite aux enfants de moduler eux-mêmes les contenus et de ne pas se contenter de les consommer. Lorsque les enfants apprennent à écrire, ils peuvent aussi apprendre à utiliser un clavier. Le clavier virtuel d'une tablette convient très bien dans un premier temps.

  • 2e partie du degré primaire (5-8P)

À partir de la 5P, les élèves doivent pouvoir faire leurs expériences avec différents appareils. La plupart des jeunes disposent de leur propre téléphone mobile, qui est le plus souvent un smartphone. Dans l'idéal, celui-ci devrait aussi être intégré de temps à autre dans l'enseignement. Des sessions de travail en petits groupes sont l'occasion de se servir des outils numériques qui sont disponibles dans la classe. Les ordinateurs sont les plus adaptés lorsqu'il s'agit de rédiger des textes plus longs.

 

Formes d’enseignement adaptées à l’usage des MITIC

 

Apprentissage coopératif

Les médias numériques et mobiles favorisent l’apprentissage coopératif, car ils se prêtent particulièrement bien à la préparation et à la présentation. Les élèves se partagent le travail de recherche sur un thème donné. Ils examinent ensuite en groupe les informations obtenues et décident quels sont les résultats pertinents, puis ils présentent à la classe ce qu’ils ont appris.[Rma1] 


 [Rma1]On pourrait ajouter l’apport des médias dans les différentes phases, sinon la procédure ne semble pas avoir quelque chose de nouveau. Par exemple travail à distance, travail sur document partagé en commun,… Présentations interactives, slides,..

 

Apprentissage autonome

Les élèves peuvent également rechercher seuls des informations sur un sujet donné. Ils apprennent ainsi à rechercher, à évaluer et à trier les informations. La notion d'autonomie ne se réfère pas seulement au traitement du sujet choisi, mais aussi à la technique de travail. Les élèves doivent décider quel est le média adéquat pour élaborer des contenus et les présenter de manière appropriée aux destinataires.

 

Logiciels d’apprentissage

Des logiciels de qualité permettent de suivre le travail de l'élève, de lui donner un retour direct et d'adapter les exercices. De plus, les logiciels d'apprentissage ont l'avantage de décharger les enseignants : ils fournissent une évaluation précise du travail effectué tout en leur évitant de passer des nuits à corriger des dictées ou une multitude de calculs.

 

Rappelez-vous

Les enfants qui ont été sensibilisés aux médias recourent aux médias numériques de façon raisonnable et appropriée.

 
 

Potentiel pour le développement scolaire

Débat sur les outils et médias numériques

Peu importe jusqu'à quel point l'école souhaite intégrer les outils et les médias numériques dans l'enseignement. Seule est déterminante sa volonté d'aborder activement le sujet, de définir sa position et de développer des approches didactiques et pédagogiques adéquates.

Trouver un consensus entre les différents acteurs de l'école sur l'usage des médias numériques est une affaire délicate qui prend du temps. Cela demande de se pencher sérieusement sur la question, en tenant compte tant des aspects théoriques de l'éducation que des enjeux sociétaux. Ce processus peut aboutir à un concept relatif aux médias numériques. Les membres de l'équipe scolaire y précisent leur position et le rôle que les MITIC devraient jouer au sein de l'école.

Ce concept permet aussi de répartir les responsabilités entre les différents acteurs et de fournir un cadre général. Mais pour initier un tel processus, la direction de l'établissement doit reconnaître la place centrale qu'occupent les MITIC dans le développement actuel de l'école.

 
 
 

Conseils pour le quotidien

 
 

Réfléchir aux expériences faites avec les médias

Chaque fois qu'il est question de médias numériques, les élèves devraient pouvoir faire part de leurs expériences et donner leur opinion. Différentes possibilités s'offrent ici suivant le niveau de la classe et le bagage de l'enseignant : par exemple, tenir un journal de bord relatif aux médias, faire passer un petit sondage ou une mener une discussion au sein de la classe.

Il peut également être utile d'échanger au sujet des règles d'utilisation des médias à la maison. Cela permet aux enfants de réaliser que leurs camarades doivent aussi respecter des règles, qu'ils se disputent aussi à propos du temps passé devant les écrans ou qu'ils doivent payer leurs frais de téléphone avec leur argent de poche. Cette comparaison entre diverses approches contribue au développement des compétences des enfants et des jeunes en lien avec les médias numériques.

Durant la phase de réflexion, l'enseignant devrait assumer un rôle d'animateur et s'abstenir, surtout au début, de se prononcer sur le contenu. Il peut lancer le débat en posant des questions objectives :

  • žÀ quels jeux vidéo jouez-vous ?
  • Combien payez-vous chaque mois pour votre abonnement de portable ?
  • Quelles règles avez-vous à la maison pour le temps passé devant l'écran ?
  • Pourquoi y a-t-il des âges conseillés pour les films et les jeux vidéo, et est-ce que vous en tenez compte ?

Il est essentiel que la discussion sur les problèmes posés par les écrans ne soit pas menée hors contexte, mais qu'elle se fasse lorsque le média est utilisé ou abordé dans l'enseignement. Le danger d'une prévention sortie de son contexte est qu'elle risque d'aiguiller les adolescents vers des idées qui ne leur sont jamais venues à l'esprit auparavant.

 

Développer les compétences médiatiques

Les enfants qui ont été sensibilisés aux médias recourent aux médias numériques de façon raisonnable et appropriée. Ils savent se protéger eux-mêmes et font moins de mauvaises expériences. Pour pouvoir développer les compétences médiatiques des élèves, il faut une culture de la communication ouverte, une bonne ambiance de classe et un courant qui passe bien entre l'enseignant et les élèves.

 

Définir des règles et poser des limites

Pour que l'usage de l'ordinateur et du téléphone portable reste raisonnable, il faut des règles claires, définissant par exemple l'usage du téléphone dans le périmètre scolaire. À l'école, elles peuvent être formulées dans un règlement scolaire, un règlement de classe ou des conventions d'utilisation spécifiques.

Les élèves doivent être associés à la définition des conditions d'utilisation. Ils respectent en effet plus facilement les règles s'ils ont participé à leur élaboration et s'ils sont également autorisés à les modifier au besoin.

 

Assurer une protection technique

  • Les filtres empêchent les jeunes de tomber, sur Internet, sur des contenus relevant de la protection des mineurs. Mais ce sont des armes à double tranchant. D'un côté, les enfants échangent tout de même entre eux des contenus problématiques par d'autres moyens. De l'autre, les enseignants se croient, à tort, en sécurité.
  • Pare-feu, antivirus, mots de passe complexes, communication cryptée et élimination régulière des cookies dans le navigateur sont de bons moyens de protéger les données personnelles.
  • D'autres informations utiles dans la rubrique Sécurité et protection des données
 

Gérer les expériences négatives

En cas d'utilisation problématique des médias, il faut, comme pour les autres comportements inadéquats, opter pour une approche adaptée à chaque situation. Un entretien entre l'enseignant et les élèves concernés permet souvent de résoudre le problème.

La réponse de l'enseignant ne doit pas avoir pour but premier de punir les élèves, mais de les soutenir et de favoriser le développement de leurs compétences médiatiques et personnelles.

De nombreuses écoles se sont dotées de plans d'intervention pour gérer les crises. D'une manière générale, il est important que les membres du corps enseignant et du personnel administratif en aient connaissance. Ces plans mentionnent aussi les services à contacter en cas de doute. Ils précisent dans quels cas il faut faire appel à la police et/ou impliquer les parents.

 

Prévention : tout le monde peut y contribuer

L'école peut agir à différents niveaux pour prévenir une utilisation indésirable des médias numériques. Pour que l'éducation aux médias produise des effets durables, il est essentiel que les divers acteurs travaillent main dans la main.

  • Élèves

À l'adolescence, les autres jeunes prennent toujours plus d'importance, alors que l'influence des adultes diminue. L'éducation par les pairs, c'est-à-dire la transmission de connaissances par l'échange informel d'informations et d'expériences entre personnes du même âge, peut aussi être mise en place dans un contexte scolaire. Vous trouverez d'autres informations sous la rubrique → Peer Eduaction

  • Enseignants

Les enseignants peuvent réfléchir avec les élèves à l'utilisation des médias et stimuler leurs compétences dans ce domaine, en abordant en classe des thèmes comme la durée d'utilisation, les règles de bienséance à respecter, les limites d'âge, la protection des données, les droits d'auteur ou les relations sur Internet. Il s'agit aussi de les encourager à adopter une attitude critique vis-à-vis des contenus médiatiques.

  • Direction de l'école

Les responsables d'établissement peuvent autoriser les enseignants à associer les médias à l'enseignement de manière professionnelle et adaptée à la situation. Beaucoup d'écoles disposent d'un programme de prévention et d'un dispositif d'intervention de crise adaptable aux médias numériques.

  • Parents

Il est recommandé d'aborder avec les parents le thème de l'utilisation des outils et médias numériques en dehors de l'école (p.ex dans les loisirs, sur le chemin de l'école ou à la maison). Cela peut se faire soit dans des groupes formalisés de collaboration avec les parents, au cours des entretiens avec eux ou lors de séances d'information thématiques qui leur sont destinées.

 

L’école peut jouer un rôle préventif majeur dans les domaines suivants :

 

Cyberharcèlement

Le mieux est d'intégrer la prévention du cyberharcèlement dans la prévention du harcèlement. Les élèves sont davantage enclins à signaler un problème dans les écoles entretenant une culture ouverte de la communication, qui adoptent une position claire et où les procédures à suivre en cas d'incident sont connues. Par ailleurs, la définition d'un dispositif d'intervention permet de sensibiliser les enseignants aux mesures de prévention, et de réduire la charge qui pèse sur leurs épaules en cas de problème.

Il faut désigner une personne responsable qui, en cas de problème, conclut un accord contraignant avec tous les participants. Si les mesures prises au sein de l'école ne portent pas leurs fruits, les parents sont également avertis.

Il faut bien évaluer la nécessité de porter plainte, par exemple en collaboration avec les travailleurs sociaux ou un service de consultation (police, centre d'aide aux victimes d'infractions), car une procédure pénale risque parfois d'aggraver la situation. Vous trouverez ici plus d'informations sur le cyberharcèlement.

 

Abus sexuels et pornographie

Un travail permanent sur les compétences réflexives et sociales des élèves, l'attention et l'écoute de leurs préoccupations constituent ici aussi la meilleure protection. L'utilisation des médias numériques doit être intégrée à l'éducation sexuelle à l'école, par exemple en traitant les thèmes suivants :

  • Quelle image est-ce que je donne de moi sur Internet en tant que jeune fille ou jeune garçon ? → Mises en scène et idéaux de beauté
  • À quoi dois-je faire attention lorsque je tchatte avec une personne inconnue ? → Communiquer
  • Que peut-il se passer lorsque je prends ou échange des photos sexy ou pornographiques ? → Sexualité et pornographie
  • À qui puis-je m'adresser si je tombe sur des contenus dérangeants ou si je fais de mauvaises expériences ?
 

Utilisation frauduleuse des données

Pendant les cours, les élèves manipulent des images, des vidéos et des données, et s'entraînent à la communication numérique. Pour que les acquis soient durables, il faut en profiter pour aborder différentes questions relatives à la protection des données et de la personnalité :

  • Publier des images et vidéos (d'enseignants, d'élèves ou de tiers) uniquement avec le consentement des personnes concernées.
  • Choisir des pseudonymes et des mots de passe sûrs. Ne communiquer son mot de passe à personne.
  • Respecter le droit à l'image, c'est-à-dire demander l'autorisation des personnes concernées avant de mettre en ligne des images, des films ou des informations personnelles.
  • Ne pas accepter n'importe quel nouveau contact ou nouvel « ami » et respecter les règles de bienséance (la nétiquette).
  • Sur les médias sociaux, régler les paramètres de confidentialité et les contrôler régulièrement.
  • D'autres informations dans la rubrique Sécurité et protection des données
 
 
 

Autres informations utiles

 

Ressources pédagogiques

 

Ressources d'enseignement et d'apprentissage

 

Protection des données

  • Matériel d'enseignement scolaire du PFPDT pour les 13-15 ans
  • Matériel d'enseignement scolaire du PFPDT pour les 16-19 ans
  • NetLa - matériel pédagogique pour le degré secondaire et le degré primaire
  • Vidéo « La clé des médias » sur les données personnelles
  • Checklist pour la protection des données et de la réputation en ligne de Stéphane Koch, spécialiste de l'e-réputation et de la protection des données
 
 

Radicalisation et extrémisme

 

Sexualité et Internet

 
 
 
 
  

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